Menu

Université Gaston Berger : Des étudiants dénoncent la situation d’hébergement et menacent de descendre dans la rue


Rédigé le Mardi 28 Octobre 2025 à 18:58 | Lu 12 fois | 0 commentaire(s)



Face à une crise d’hébergement devenue insoutenable, des étudiants de l’Université Gaston-Berger (UGB) de Saint-Louis tirent la sonnette d’alarme. Réunis autour de leur coordination, ils dénoncent la saturation des chambres, la dégradation des infrastructures sociales et le manque de réaction des autorités. Ils exigent des mesures urgentes pour améliorer leurs conditions de vie et d’études, faute de quoi ils menacent de reprendre la lutte.
Lors d’un point de presse tenu ce week-end à Saint-Louis, Amadou Ba, porte-parole de la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL), a décrit une situation « calamiteuse, chaotique et mortifère ». Selon lui, la capacité d’accueil du campus social, estimée à 6 365 lits, est largement insuffisante pour une population estudiantine de plus de 24 000 étudiants.
« Des chambres prévues pour six étudiants en accueillent désormais dix, et celles destinées à quatre personnes sont occupées par huit. Même les salles d’études, les salles télé et certaines mosquées ont été transformées en dortoirs », a déploré Amadou Ba.
Des promesses non tenues
Les étudiants affirment avoir, à plusieurs reprises, alerté les autorités universitaires et gouvernementales sur cette situation. Une rencontre tenue le 27 mai dernier à la Primature avait même débouché sur des promesses concrètes concernant la livraison de nouveaux chantiers, notamment la plateforme du village O et le chapiteau du restaurant n°2. Mais, selon la CESL, aucun de ces engagements n’a encore été respecté.
« Depuis des années, on nous fait des promesses sans lendemain. Aujourd’hui, la situation a atteint son paroxysme », regrette la coordination, qui évoque aussi les difficultés d’accès à la connectivité et les problèmes de sécurité sur le campus.
Un appel à l’action du gouvernement
La coordination appelle le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur à sortir de son « mutisme » et à prendre des mesures d’urgence. Elle réclame notamment la construction d’un nouveau village de 800 lits et l’accélération des chantiers en cours.
« Nous interpellons le Premier ministre, les parents d’étudiants et toutes les personnes éprises de dignité humaine. L’UGB ne peut plus accueillir décemment de nouveaux étudiants. Il faut agir maintenant », a insisté le porte-parole.
La menace d’un retour à la contestation
Tout en rappelant avoir suspendu leurs mouvements de grève pour préserver la stabilité du calendrier académique, les étudiants préviennent qu’ils pourraient reprendre la mobilisation si rien n’est fait.
« Nous avons fait preuve de patience et de responsabilité. Mais si les autorités continuent de se taire, nous n’hésiterons pas à recourir à tous les moyens de lutte syndicale » ont t-il menacé.



Nouveau commentaire :



Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




BEST FM TV : WADIAL FIN D'ANNEE 2026 : LE DOXONTOU DE DJ PAKITO AU PROMONADE DES THIESSOIS #3



News

Suivez-nous
Facebook
Twitter
YouTube
Rss

Les plus récentes

Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


Emission Température du 29 / 12 / 2025 : La poste, relance et depart volontaire au menu


Best Fm Tv en Live : Emission Jottayu Mouride Sadikh du 11 juillet 2025 par imam Abdoulaye thiam