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Thiès : la Cité Lamy dans la rue pour exiger la libération de Maodo Malick Mbaye


Rédigé le Lundi 9 Mars 2026 à 21:23 | Lu 5 fois | 0 commentaire(s)


Jeunes, femmes, notables et leaders communautaires ont manifesté à la Cité Lamy pour dénoncer la détention préventive de Maodo Malick Mbaye. Ses soutiens parlent d’un dossier vide, d’un état de santé préoccupant et d’un acharnement judiciaire.


Cité Lamy mobilisée pour Maodo Malick Mbaye : les habitants dénoncent une détention préventive prolongée

À Thiès, la colère est montée d’un cran à la Cité Lamy. Dans ce quartier présenté comme le fief de Maodo Malick Mbaye, plusieurs habitants, jeunes, femmes, notables et leaders communautaires, ont battu le macadam pour réclamer sa libération, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une détention préventive abusive et un traitement judiciaire injuste.
La mobilisation enregistrée dans les rues de la Cité Lamy a réuni plusieurs composantes de la population locale autour d’un même mot d’ordre : « Justice et liberté pour 3M », surnom affectueux donné à Maodo Malick Mbaye par ses soutiens. Dans une ambiance marquée par la ferveur et la détermination, les manifestants ont exprimé leur profonde incompréhension face au maintien en détention de celui qu’ils présentent comme l’un des fils les plus en vue du quartier.
Selon les protestataires, l’ancien responsable incriminé ne serait visé par aucun rapport émanant des organes officiels de contrôle de l’État du Sénégal. Ils soutiennent que la procédure judiciaire engagée contre lui trouverait plutôt son origine dans un audit commandité par son successeur à la tête de l’ANAMO, audit réalisé, disent-ils, par un cabinet privé, sans que l’intéressé n’en soit préalablement informé.
Toujours d’après les manifestants, c’est ce même successeur qui aurait porté plainte contre son prédécesseur, une démarche qu’ils jugent inédite dans l’histoire institutionnelle du Sénégal. Pour les habitants de la Cité Lamy, cette situation alimente davantage les interrogations autour d’un dossier qu’ils considèrent comme vide et dénué de preuves tangibles.
Les soutiens de Maodo Malick Mbaye ont également insisté sur ce qu’ils présentent comme une disparité dans le traitement judiciaire. À les en croire, parmi les nombreux anciens directeurs généraux et nationaux ayant exercé des responsabilités au Sénégal, il serait aujourd’hui le seul à se retrouver en prison dans un contexte de cette nature.
Les manifestants affirment par ailleurs que Maodo Malick Mbaye a toujours clamé son innocence et qu’aucune preuve formelle de malversation ou de détournement de deniers publics ne lui aurait été opposée à ce stade. Ils regrettent surtout que, depuis son retour du Maroc, où il se trouvait au moment de sa convocation, il n’ait, selon eux, toujours pas été entendu sur le fond du dossier afin de livrer sa version des faits.
Autre sujet de vive préoccupation : la question sanitaire. Les protestataires ont évoqué une expertise médicale qui conclurait à une incompatibilité entre l’état de santé de Maodo Malick Mbaye et les conditions de détention. Ils soutiennent également que le médecin-chef de l’administration pénitentiaire aurait signalé l’absence, sur l’ensemble du territoire national, de cellule adaptée à sa prise en charge.
Les habitants de la Cité Lamy sont aussi revenus sur la décision de la chambre d’accusation ayant infirmé l’ordonnance de liberté provisoire qui lui avait été accordée, à la suite de l’appel du parquet. Une évolution judiciaire qui a suscité indignation et incompréhension chez ses partisans, lesquels y voient un signe supplémentaire d’acharnement.
Au cours de la manifestation, certains intervenants sont allés jusqu’à évoquer un lien indirect entre cette affaire et l’implication du neveu de Maodo Malick Mbaye, Sidy Ahmed Mbaye, cité dans un autre dossier à forte résonance politique. Une hypothèse qui, sans être établie, nourrit de nombreuses suspicions au sein de la population mobilisée.
Au-delà du cas personnel de Maodo Malick Mbaye, les manifestants disent vouloir interpeller l’opinion nationale et internationale sur ce qu’ils considèrent comme une violation des droits d’un citoyen sénégalais. Pour eux, la justice doit rester fondée sur le principe du contradictoire et ne saurait, selon leurs termes, se transformer en une « justice des vainqueurs ».
En clôture de cette mobilisation, les habitants de la Cité Lamy ont salué « la posture d’honneur, de courage et de dignité » de leur leader, tout en réaffirmant leur détermination à poursuivre le combat pour obtenir, disent-ils, la manifestation de la vérité et un traitement équitable du dossier.



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
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Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


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