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Talla Sylla : “Nos libertés ne sont pas négociables !”


Rédigé le Lundi 10 Novembre 2025 à 23:15 | Lu 7 fois | 0 commentaire(s)


Depuis plusieurs semaines, le climat politique de notre nation se dégrade. Le débat, essence même de la démocratie, est en train d'être remplacé par la menace. La controverse sur la "dette cachée", devenu un simple artifice sémantique, a servi de prétexte à une déclaration d'une gravité exceptionnelle, menaçant d'emprisonnement tout citoyen qui oserait en contester l'existence.


“Trop, c’est trop ! Il faut savoir raison garder
Qu'un Premier ministre, chef de parti, menace ses concitoyens de prison pour un simple délit d'opinion est une dérive que nous ne pouvons accepter. C'est une tentative d'instaurer une police de la pensée, un dogme d'État où le doute est criminalisé et la critique réduite au silence.
Au nom de quoi un citoyen sénégalais, mortel comme nous tous, fut-il Premier ministre, peut-il s'arroger le droit de dicter ce que d'autres citoyens doivent croire ?
Nous ne sommes pas dans une arène de lutte partisane ; nous sommes au cœur du pacte républicain. Nos libertés d'opinion, d'expression, d'association, de réunion et de manifestation ne sont pas des faveurs octroyées par un régime. Elles sont le sang de notre démocratie, le fruit de décennies de luttes. Elles ne sont, et ne seront jamais, négociables.
Le gouvernement est incapable de fournir les preuves irréfutables de ses allégations fracassantes ? Qu'il cesse de menacer et qu'il pose les faits sur la table. Le peuple jugera. Mais le peuple sait aussi que cette agitation, ce "Tera-meeting" résumé en victimisation et accusations, sert trop souvent d'écran de fumée.
La véritable dette, celle qui nous préoccupe, est celle que le nouveau régime a contractée envers le peuple sénégalais le 24 mars 2024. Une dette de promesses. Les Sénégalais attendent des actes sur le coût de la vie, sur l'emploi, sur la justice, et non une "vindicte comme opium d'un peuple". Ils attendent du gouvernement qu'il réponde aux questions pressantes, y compris celles posées par des journalistes sur des contrats d'armement, plutôt que de chercher des boucs émissaires.
L'histoire nous enseigne que les mobilisations exceptionnelles ne sont la garantie de rien. Des Présidents ont connu des bains de foule immenses, juste avant de perdre le pouvoir. Le peuple sénégalais ne cédera jamais à l'intimidation.
Face à cette dérive, le silence n'est pas une option. C'est un devoir républicain de rappeler que quand la liberté d'un seul est menacée, c'est la liberté de tous qui est en péril. La flatterie, si confortable soit-elle pour ceux qui la pratiquent, n'a jamais servi une nation ; seule la vérité, même dérangeante, construit l'avenir.
Je refuse de me taire. Je continue de croire qu'il n'existe pas de dette cachée, jusqu'à preuve du contraire. Et j'attends, avec des millions de Sénégalais, que le gouvernement honore sa seule vraie dette : celle de respecter ses engagements et de gouverner pour tous, dans le respect scrupuleux de nos lois et de nos libertés fondamentales.”
Talla SYLLA



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


Hajj 2026 : ouverture des préinscriptions dès le 1er octobre au Sénégal

La Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam (Dgp) a annoncé le lancement des préinscriptions pour le Hajj 2026. À partir du mercredi 1er octobre, les candidats pourront s’inscrire dans toutes les agences de la Banque Islamique du Sénégal (BIS).

Pour cette édition, le coût du pèlerinage a été fixé à 4 300 000 francs CFA. Les pèlerins auront le choix entre deux modalités de paiement : un règlement en une seule fois ou un paiement échelonné. Dans ce dernier cas, un premier versement de 2 300 000 francs CFA sera exigé, suivi d’un second versement de 2 000 000 francs CFA.

La Dgp précise que ces préinscriptions interviennent avant la publication du package officiel 2026, lequel détaillera les prestations incluses dans l’organisation du pèlerinage.



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