Selon des informations rapportées, c’est une publication publiée sur sa page Facebook, contenant de graves accusations visant une haute autorité de l’État, qui aurait déclenché la machine judiciaire. Face à la gravité présumée des propos, le procureur de la République se serait autosaisi, ordonnant l’ouverture d’une enquête confiée à la Sûreté urbaine.
Dans ce contexte tendu, Amnesty International Sénégal est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme une atteinte à la liberté d’expression. Son directeur exécutif, Seydi Gassama, a lancé un appel ferme aux autorités : « Soya Diagne doit être remis en liberté. L'État du Sénégal doit protéger la liberté d'expression, conformément à ses engagements internationaux en matière de droits humains. »
Toutefois, tout en défendant ce droit fondamental, il rappelle que celui-ci ne saurait être exercé sans discernement : « Nous rappelons aux citoyens que l'exercice de cette liberté comporte des limites. Elle doit être exercée avec responsabilité. »


















