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Régulation des médias , Violations du Code de la presse, tensions et opposition du Cnra : Entre fronde et bras de fer institutionnel, les décisions du ministre de la Communication alimentent la polémique


Rédigé le Mercredi 18 Décembre 2024 à 02:16 | Lu 11 fois | 0 commentaire(s)



La régulation des médias au Sénégal s’enlise dans une polémique inédite. Au centre des critiques, une initiative du ministre de la Communication, Alioune Sall, qui semble mettre à mal l’équilibre prévu par le Code de la presse. En imposant la Commission d’examen et de validation de la Déclaration des entreprises de presse, le ministre aurait outrepassé les prérogatives du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), ravivant des tensions internes et institutionnelles.

Une commission contestée : la genèse du conflit

Tout a commencé avec l’arrêté n° 024462 du 1er octobre 2024 signé par le ministre Alioune Sall. Celui-ci prévoit la mise en place d’une commission chargée de valider les dossiers des organes de presse pour leur délivrer une attestation de reconnaissance légale, accompagnée d’un numéro d’identification unique. Mais cette démarche est perçue par plusieurs acteurs comme une atteinte directe au Code de la presse, qui confère des missions bien précises au Cnra en matière de régulation des médias audiovisuels.

Dans un courrier adressé à Alioune Sall et révélé par Le Quotidien, le Cnra dénonce un véritable passage en force. Le régulateur rappelle notamment que :

 
« Le ministère chargé de la Communication et l'organe de régulation sont les seules structures habilitées à intervenir dans la reconnaissance légale des entreprises de communication audiovisuelle. »

Selon le Cnra, le processus mis en place par Alioune Sall retire au régulateur son rôle central d'instruction des demandes d’autorisation et de validation des conventions avec les médias.

Tensions internes : le ministère divisé

La fronde ne vient pas uniquement du Cnra. Des collaborateurs directs du ministre commencent aussi à exprimer leur désapprobation. Au sein du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (Mctn), certains fonctionnaires accusent leur supérieur de s’octroyer des "pouvoirs exorbitants", en violation flagrante des textes en vigueur.

Le mécontentement s’étend également aux acteurs de la presse écrite, où des problèmes similaires de régulation émergent. Une partie du personnel ministériel estime que la commission de validation introduite par Alioune Sall est une "structure parallèle" qui menace de marginaliser les institutions comme le Cnra et le Cored (Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias).

Le Cnra hausse le ton

Face à ce qui est décrit comme une tentative de "rogner" ses pouvoirs, le Cnra a formellement recommandé au ministre de rapporter l’arrêté controversé. Il propose trois alternatives :

1. Annuler purement et simplement l’arrêté ;


2. Le reprendre après concertation ;


3. Suspendre son application immédiate.

Dans son courrier, le Cnra rappelle également les dispositions de l’article 147 du Code de la presse :

« Le ministre chargé de la Communication délivre d’office une licence d’exploitation aux éditeurs de services de communication audiovisuelle déjà existants, sous réserve de la signature d’une nouvelle convention avec l’organe de régulation. »

Cette précision juridique semble venir contrecarrer l’initiative ministérielle et réaffirmer les prérogatives du Cnra dans le processus de régulation.

Une bronca grandissante : quel avenir pour la régulation des médias ?

La situation est désormais explosive. Alioune Sall et son ministère se retrouvent dans une position délicate : faire marche arrière ou s’entêter au risque de raviver une crise institutionnelle majeure. Pour les acteurs du secteur, notamment les entreprises de presse et les journalistes, la clarification du rôle des différentes entités de régulation est une nécessité urgente afin d’éviter toute dérive autoritaire.

Selon Le Quotidien, certains observateurs craignent que la bronca actuelle ne s’intensifie si le ministère persiste dans sa démarche. Le risque ? Un affaiblissement durable de la régulation des médias et une perte de confiance entre les institutions garantes de l’éthique médiatique.

Alors que les débats s’intensifient, la question reste entière : Alioune Sall cédera-t-il à la pression croissante ou poursuivra-t-il sa réforme controversée ? Une réponse s’impose avant que le tumulte n’atteigne des proportions incontrôlables.
 
Et maintenant ?

Alioune Sall se retrouve dans une position délicate. Entre fronde interne, défiance institutionnelle et critiques des professionnels des médias, le ministre est sommé de revoir sa copie. Le Cnra a clairement donné le ton : il ne compte pas se laisser déposséder de ses prérogatives. Mais le ministère, déjà engagé dans son processus, saura-t-il mettre un frein avant que la situation ne dégénère ?

L’avenir de cette réforme controversée dépendra des décisions à venir. Une chose est certaine : la tempête ne semble pas près de s’apaiser.
 





Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »






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