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« On ne l’acceptera pas » : Les Magistrats mettent en garde face au règlement intérieur de l’Assemblée


Rédigé le Lundi 17 Novembre 2025 à 12:22 | Lu 11 fois | 0 commentaire(s)



 
Le projet de nouveau Règlement intérieur de l’Assemblée nationale suscite de vives inquiétudes dans le milieu judiciaire. Présenté comme un outil de modernisation et de renforcement du pouvoir de contrôle du Parlement, le texte introduit plusieurs innovations, notamment concernant les commissions d’enquête. Toutefois, l’article 56 concentre les critiques : il autorise les députés à convoquer des magistrats en exercice dans le cadre de ces commissions, sous réserve de l’accord du ministre de la Justice. Une disposition jugée dangereuse pour l’équilibre institutionnel.
Invité ce dimanche de l’émission « Point de vue » sur la RTS, le président de l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS), Cheikh Bâ, a rejeté catégoriquement cette mesure. Pour lui, permettre à un pouvoir de convoquer un autre dans l’exercice de ses fonctions revient à remettre en cause un principe fondamental : la séparation des pouvoirs. « Un pouvoir législatif ne peut pas s’arroger le droit d’entendre un magistrat, sous prétexte qu’il fait les lois. C’est pour lui dire quoi ? Où est alors la séparation des pouvoirs ? Comment allons-nous faire correctement notre travail ? On ne l’acceptera pas », a-t-il martelé, dénonçant une tentative d’ingérence dans le fonctionnement du système judiciaire.
Cheikh Bâ a rappelé que la justice exerce une mission clairement définie par les lois qui régissent la magistrature, et que celle-ci doit s’effectuer sans pression ni interférence. Selon lui, fragiliser la magistrature reviendrait à exposer le Sénégal à des « lendemains inconnus ». L’UMS, assure-t-il, demeure attachée aux faits, au droit et au strict respect des missions du pouvoir judiciaire, loin de toute émotion ou instrumentalisation. Alors que le projet de règlement doit encore être examiné, la prise de position ferme des magistrats ouvre désormais un front institutionnel dont les implications pourraient peser lourdement sur l’avenir du texte.
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


Hajj 2026 : ouverture des préinscriptions dès le 1er octobre au Sénégal

La Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam (Dgp) a annoncé le lancement des préinscriptions pour le Hajj 2026. À partir du mercredi 1er octobre, les candidats pourront s’inscrire dans toutes les agences de la Banque Islamique du Sénégal (BIS).

Pour cette édition, le coût du pèlerinage a été fixé à 4 300 000 francs CFA. Les pèlerins auront le choix entre deux modalités de paiement : un règlement en une seule fois ou un paiement échelonné. Dans ce dernier cas, un premier versement de 2 300 000 francs CFA sera exigé, suivi d’un second versement de 2 000 000 francs CFA.

La Dgp précise que ces préinscriptions interviennent avant la publication du package officiel 2026, lequel détaillera les prestations incluses dans l’organisation du pèlerinage.



Best Fm Tv en Live : Emission Jottayu Mouride Sadikh du 11 juillet 2025 par imam Abdoulaye thiam