Le point central de l'intervention de Mbaye Dionne portait sur les difficultés économiques des entreprises de presse et les obligations non remplies de l'État.
Le député a rappelé la promesse faite par le Président de la République lors de la cérémonie du 4 avril de régler la dette due aux entreprises de presse. Il a insisté sur la nécessité de procéder à ce paiement sans condition préalable : « Le Sénégal est en train d’apurer toutes ses dettes. Celle due à la presse en fait partie, il faut la payer. [...] Une dette, ça se paye ».
Il a déploré que le Fonds d’appui à la presse, pourtant voté par l’Assemblée nationale, n'ait toujours pas été distribué. Il a demandé au ministre de respecter la loi relative à ce fonds, d'assurer une distribution équitable et d'associer les organisations professionnelles, notamment la CEDEPS, aux discussions sur sa gestion.
Mbaye Dione a également soulevé la question de l'équité fiscale. Il a demandé au ministre de ne pas imposer l’équité fiscale comme une condition préalable pour bénéficier du soutien de l'État.
Selon lui, l'État doit d'abord régler sa propre dette envers les médias. La situation économique précaire de nombreuses entreprises de presse ne leur permet pas d'assumer certaines charges fiscales dans l'immédiat, et le paiement des arriérés de l'État devrait être prioritaire.
L'intervention se conclut par un appel clair : « Payez à la presse sénégalaise l’argent que vous lui devez. Après cela, vous êtes libres de ne pas signer les conventions. »























