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Manœuvres Militaires Senegal XARITO France: Démonstration Tactique à Thiès


Rédigé le Vendredi 17 Novembre 2023 à 19:47 | Lu 16 fois | 0 commentaire(s)



Des autorités administratives de la région de Thiès, des élus territoriaux et des populations riveraines de la commune de Mont-Rolland (Thiès, ouest) ont assisté jeudi à une démonstration tactique militaire, dans le cadre de la 4-ème édition de l’exercice militaire conjoint franco-sénégalais « Xaritoo ». La démonstration a eu lieu au Centre d’entraînement tactique Capitaine Gormack Niang de Mont-Rolland.
L’édition 2023 de l’exercice « Xaritoo », prend prétexte,  d’un “scénario inspiré d’une menace hybride de forces classiques, renforcées par des insurgés adoptant des modes d’action terroristes, sur fond de rivalité de territoire, exacerbée par une situation de clivage ethnique », a expliqué le Général de brigade Souleymane Kandé, commandant la force conjointe dudit exercice.
 
Face au désastre humanitaire, les Nations unies votent une résolution, donnant mandat à la coalition franco-sénégalaise, de mettre en place une force d’interposition entre les belligérants, pour atténuer les risques de génocide entre les communautés, mais protéger les populations et évacuer les ressortissants étrangers, à leur demande.
Les deux pays optent alors pour une opération amphibie, en se déployant rapidement par la mer, pour débarquer leurs troupes, à Ngazobil, afin qu’elles aillent mener leurs actions d’interposition.
La démonstration à laquelle ont assisté les autorités, au centre d’entraînement tactique Capitaine Gormack Niang de Mont-Rolland, lors de la “VIP Day », simulait l’assaut d’un village où avait été repéré un chef insurgé.
L’objectif de l’opération était d’exfiltrer le leader en question, de “nettoyer le village » et de se replier dans le cadre d’une action rapide. Deux avions de chasse survolent la zone d’action, ainsi qu’un hélicoptère de manœuvre et des hélicoptères d’attaque.
Des drones avaient procédé, en amont, à la reconnaissance de la zone d’action pour fournir les renseignements à temps aux unités, et leur permettre de surprendre les insurgés sur leurs positions.  Ici, deux sections motorisées des éléments français au Sénégal (EFS), appuyés par le bataillon de commando et un peloton de blindés de l’armée sénégalaise entrent aussi en action.
Dans un premier temps, une équipe de reconnaissance assistée de snipers effectuent au loin des tirs de suppression, pour sécuriser la posée d’assaut d’un hélicoptère EMI-35, qui débarque l’équipe d’assaut, avec à son bord des forces spéciales chargées d’exfiltrer le leader insurgé.
Une fois à terre, les forces spéciales avancent en colonne vers la case repérée comme abritant le chef rebelle. Quatre véhicules foncent à toute allure vers le village, pour capturer et embarquer et exfiltrer le chef, à la faveur de fumigènes d’aveuglement.
C’est alors que les éléments sénégalais d’un côté et français de l’autre, s’avancent pour une fouille satellitaire du village en s’approchant palier par palier vers le centre névralgique, avec des tirs nourris à chaque étape. Ils terminent l’opération par une fouille approfondie du village, case par case, pour détruire les éléments ennemis résiduels, avant de se replier, sous la couverture d’un peloton de blindés.
Globalement, le général de brigade Souleymande Kandé s’est dit “satisfait du niveau de tacticité et de criticité » de cette démonstration tactique,  qui selon lui, était un “condensé » des activités que les deux parties ont menées pendant ces quatre derniers jours d’opération, suite au débarquement d’unités composites sur la zone de Ngazobil.
 
Il s’agissait d’un porte-hélicoptère amphibie de la France, escorté par un patrouilleur de haute mer, côté sénégalais.  Le bataillon français qui débarque, est appuyé par un peloton de circulation routière du bataillon du train du Sénégal.
La force conjointe a effectué, mardi, des opérations d’héliportage, des opérations aéroportées de nuit, avec des sauts de parachutistes sur un “objectif à haute valeur », pour permettre de surprendre et d’attaquer un poste de commandement ennemi et un dépôt logistique, a-t-il rapporté.
“Ce genre d’opération ne se fait pas dans toutes les armées du monde », a commenté le général Kandé, selon qui, un cercle “très restreint d’armées de la zone subsaharienne détiennent de telles capacités ».
Les drones utilisés en permanence, de jour comme de nuit, pour se renseigner sur les positions ennemies et orienter les unités, sont aussi des équipements dont le Sénégal peut être “très fier », a dit l’officier.
« Un exercice symbolique de notre coopération, de la maturité de notre relation militaire »
Le général de brigade Etienne du Peyroux, commandant les Eléments français au Sénégalais résume l’opération en ces termes : “deux nations, trois milieux (terre, air, mer), 1 000 personnes engagées, dont 500 Sénégalais et 500 Français, un état-major d’une cinquantaine de personnes commandé par le général Kandé, avec 25 Sénégalais et 25 Français“.
“C’est un exercice symbolique de notre coopération, de la maturité de notre relation militaire », a ajouté le général du Peyroux, relevant qu’après s’être préparés ensemble toute l’année, chacun apprenant des capacités de l’autre, cet exercice leur permet de “faire une synthèse, de  récapituler, de voir là où on est correct, là où on est bon et là où il y a des progrès à faire et surtout de mesurer à quel point c’est très technique de travailler ensemble ».
 
“Quand on fait sauter des parachutistes de nuit, quand on fait voler des aéronefs, des hélicoptères, dans le même espace aérien ensemble, quand on fait tirer deux sections sénégalaises et françaises ensemble, tout cela demande un travail en amont », a-t-il noté.
Pour lui, ce genre d’exercice évite aux deux armées d’éviter de “ tomber dans l’improvisation », si elles étaient amenées, comme par le passé, à évoluer ensemble sur un théâtre d’opération en Afrique ou sur un autre continent.
L’officier français a salué la qualité de la “relation professionnelle » entre les deux forces sénégalaise et française, qui “travaillent ensemble et de la même façon ».  “Après, il y a les liens d’amitié qui se mettent pardessus », a-t-il ajouté.
Le gouverneur de Thiès, Oumar Mamadou Baldé, s’est dit “fier de vivre en réel l’interopérabilité » au sein de l’armée sénégalaise (terre, air et mer).
Il s’est dit “plus que confiant » et “très rassuré pour l’avenir de notre pays », après les manœuvres qu’il a vues depuis trois jours et celle de la présente journée.
Dans un monde et une sous-région d’ “incertitude sécuritaire, les efforts faits par notre chef de l’Etat pour moderniser et équiper notre armée afin de la rendre performante nous permettent d’être confiants par rapport aux lendemains de notre pays », a-t-il interprété.
Démarré le 10 novembre, cet exercice prendra fin samedi prochain.
 
A la fin de la démonstration, les autorités militaires de la force conjointe et le gouverneur ont remis un lot de fournitures scolaires et de médicaments d’une valeur globale de 14 millions FCFA aux populations des villages environnants. Douze écoles comptant 2 887 élèves, trois cases de santé et deux postes de santé, ont bénéficié de ces dons répartis équitablement entre la partie française et sénégalaise.
Un moyen, selon le général Kandé, de consolider le concept “Armée-nation » et de raffermir les liens avec les populations riveraines, qui ont accueilli le centre d’entraîn



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

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Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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