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Macky Sall repasse à l’attaque contre Diomaye et Sonko : « L’amateurisme, la haine revancharde… »


Rédigé le Vendredi 7 Novembre 2025 à 11:42 | Lu 9 fois | 0 commentaire(s)



Dans un message adressé à ses camarades de parti et lu par Me Sidiki Kaba, hier, à l’occasion de l’installation du Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (APR), Macky Sall s’est attaqué avec virulence à la gestion du nouveau régime.
Selon L’Observateur, l’ancien chef de l’État n’a pas mâché ses mots. Le ton employé dans son message, empreint de fermeté et de dépit, témoigne de sa volonté de marquer une rupture nette avec l’actuelle équipe dirigeante. L’ancien président de la République s’est livré à une critique frontale, dénonçant « les mauvaises pratiques du régime en place qui ont fini par décevoir les Sénégalais ».
« Nous vivons un temps nouveau dominé par l’avènement d’un nouveau type de pouvoir, jamais expérimenté au Sénégal, par-delà son addiction à la violence destructrice et son appétence pour les dénis des valeurs de l’État de droit et des principes de la République. Le nouveau pouvoir a déçu la majorité de nos compatriotes », a déclaré Macky Sall dans son message relayé par L’Observateur. L’ancien président, visiblement remonté, a accumulé une série de griefs contre les nouvelles autorités. Il les accuse d’agresser les libertés démocratiques élémentaires et de fouler au pied les avancées démocratiques conquises de haute lutte par le peuple sénégalais.
Selon lui, la République se dérobe sous nos yeux, et le modèle démocratique sénégalais, longtemps cité en exemple en Afrique et dans le monde, s’effrite dangereusement. « Son effondrement est programmé par les tenants d’un parti-État, cette vieillerie politique que l’on croyait rangée dans un musée des horreurs », s’est-il indigné, selon les propos rapportés par L’Observateur. Macky Sall dit constater, « avec effarement et profonde affliction », des dérives graves et des dérapages inquiétants de la part du nouveau régime. « Le formidable héritage que j’ai légué à mon pays, à ma Nation et à mon peuple, ne saurait être détruit ni par l’amateurisme, ni par la haine revancharde, paralysante et synonyme de régression dans tous les domaines de la vie », a-t-il martelé. « Je puis dire, sans risque de me tromper, que vous êtes fiers — et avec vous la majorité des Sénégalais — de ce que je vous ai offert en héritage », a-t-il ajouté, cité par L’Observateur.
Face à ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle, Macky Sall en appelle à l’union de toutes les forces politiques, internes et externes à l’APR. Il souhaite que les militants de son parti, mais aussi les autres forces de l’opposition, se mobilisent pour « refermer la violente parenthèse politique ouverte le 24 mars 2024 ».
Son message insiste sur la nécessité d’une nouvelle dynamique au sein du camp libéral, capable de redonner espoir à ceux qui se sentent marginalisés par la gouvernance actuelle. Le leader de l’APR a tenu à féliciter le courage et la loyauté de ses partisans, qu’il juge exemplaires dans l’épreuve de la perte du pouvoir. « Contrairement à une tradition considérée comme une loi politique immuable, la perte du pouvoir n’a point ébranlé outre mesure l’APR, qui garde intacts sa jeunesse militante, ses femmes vaillantes, ses cadres compétents et sa diaspora rayonnante », a-t-il souligné.
Et d’ajouter : « Parce que nous avons toujours cru en la grandeur de notre engagement politique, en la solidité de nos convictions et en la vitalité de notre sagesse collective, nous avons tenu bon et nous tenons encore bon. C’est dans notre fidélité à nos fondements identitaires, vivifiée par un parcours de combattants d’une remarquable richesse, que nous avons su trouver la force dynamique qui entretient la flamme de l’espoir et sème la graine des victoires futures. »
Pour Macky Sall, les défaites ne sont de véritables échecs que lorsqu’elles condamnent à l’immobilisme et empêchent l’émergence de nouvelles perspectives. « Fort heureusement, se réjouit-il, l’APR a su surmonter cet écueil et s’appuyer sur son ressort interne pour amorcer un nouveau tournant dans sa trajectoire. »
Lors de cette même cérémonie, l’APR a profité de l’installation de son Secrétariat exécutif national pour exprimer son soutien à Pape Malick Ndour, coordonnateur national des cadres du parti, actuellement en garde à vue. Au nom du parti, Seydou Guèye et Abdou Mbow ont dénoncé cette arrestation qu’ils qualifient d’« arbitraire » et ont exigé sa libération immédiate et sans condition.
Selon eux, « Pape Malick Ndour est pris en otage » dans une tentative d’intimidation politique, une position également rapportée par L’Observateur, qui évoque un climat de tension croissante entre le pouvoir et certains cadres de l’ancien régime.
 



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

La Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF) frappe fort en 2024. Son rapport annuel, rendu public cette semaine, met en évidence une véritable montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). La sortie du Sénégal de la liste grise du Groupe d’Action financière (GAFI) le 25 octobre 2024 marque une étape décisive dans ce combat.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La CENTIF a enregistré 928 déclarations d’opérations suspectes (DOS) en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023. Les banques et établissements financiers demeurent les principaux acteurs de la vigilance, représentant 83 % des signalements. Les déclarations de transactions en espèces (DTE), obligatoires pour les opérations supérieures à 15 millions de FCFA, ont explosé de 151 %, passant de 17 millions à 42,7 millions FCFA.
Le rapport révèle que fraude, corruption et infractions fiscales restent les principales cibles du dispositif. La fraude domine les signalements (60 % des cas), suivie de la corruption et des infractions fiscales. En revanche, les cas de faux et usage de faux ou de contrebande ont reculé.
Mais la CENTIF pointe aussi de nouvelles méthodes de blanchiment : « Nous observons désormais des escroqueries sur les deniers publics via des sociétés écrans et prête-noms, l’exploitation des plateformes de jeux en ligne, la manipulation de contrats d’assurance-vie, des transferts occultes dans le secteur extractif et un recours croissant aux cryptomonnaies », alerte le rapport.
En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
Depuis son inscription sur la liste des juridictions sous surveillance en janvier 2021, le Sénégal s’était engagé à mettre en œuvre 49 mesures correctives. Selon Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, « l’atteinte de ces résultats est le fruit d’une synergie entre les acteurs nationaux et les partenaires internationaux ». Une performance qui pourrait bien consolider la réputation du pays sur la scène financière mondiale.


Hajj 2026 : ouverture des préinscriptions dès le 1er octobre au Sénégal

La Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam (Dgp) a annoncé le lancement des préinscriptions pour le Hajj 2026. À partir du mercredi 1er octobre, les candidats pourront s’inscrire dans toutes les agences de la Banque Islamique du Sénégal (BIS).

Pour cette édition, le coût du pèlerinage a été fixé à 4 300 000 francs CFA. Les pèlerins auront le choix entre deux modalités de paiement : un règlement en une seule fois ou un paiement échelonné. Dans ce dernier cas, un premier versement de 2 300 000 francs CFA sera exigé, suivi d’un second versement de 2 000 000 francs CFA.

La Dgp précise que ces préinscriptions interviennent avant la publication du package officiel 2026, lequel détaillera les prestations incluses dans l’organisation du pèlerinage.



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