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Licenciement abusif et violation du code du travail : Le collectif des travailleurs de Pêche 153 de Cayar accable leur patron, Joeng Kim


Rédigé le Lundi 17 Novembre 2025 à 12:16 | Lu 2 fois | 0 commentaire(s)


Le collectif des travailleurs de la pêche 153 de Cayar, accuse le patron de leur entreprise de violation du code du travail et du non-respect des procès-verbaux de conciliation. Licenciés injustement et sans droit, il interpelle les autorités étatiques sur le refus du Directeur général d'appliquer à la lettre les engagements convenus lors des différentes reunions, tenues à l’inspection régionale du travail de la région de Thiès, sous la supervision et la conduite de l'inspecteur Baba Yoro Amady Kébé.


La précarité de l’emploi reste une réalité au Sénégal. Certains chefs d’entreprises ne cessent d’abuser du droit des travailleurs. Ils abusent et violent régulièrement le droit des travailleurs avec des licenciements abusifs. C’est d’ailleurs, cette pratique qui aurait motive une dénonciation du collectif des travailleurs de la pêche 153 de Cayar.
Ces pères de familles abusivement licenciés sans droit évoquent le dernier procès-verbal établi 000050/IRTSS/ TH/byak, en date du 21 Janvier 2025. Le Directeur Général de l'entreprise de pêche 153 de Cayar s'était engagé à renouveler les contrats des travailleurs, totalisant six (06) mois d'ancienneté dans l'entreprise, dans un délai de quinze (15) jours å partir de la date de signature du procès-verbal.
Malheureusement, regrette-t-il, en lieu et place, il a été constaté avec stupéfaction, que le directeur est en train de recruter des journaliers, en écartant les contractuels saisonniers, à qui, il devait un renouvellement de contrat. “Ce recrutement clandestin constitue une violation flagrante des dispositions du Code du travail, en général, et des procès-verbaux de conciliation, en particulier. La maxime pacta sunt servada est un principe de législation pour permettre aux parties prenantes de respecter les engagements pris”, a dénoncé le collectif.
En outre, depuis l’entame de cette procédure de revendication de leurs droits pour la régularisation de la situation des travailleurs, la direction ne cesse d’intimider, de proférer des menaces, allant jusqu'à leur refuser l'accès à l'entreprise. La direction aurait ourdi une machination contre le collectif, jetant l'opprobre et le discrédit sur les membres. Certains membres sont persécutés (plainte au niveau parquet) tandis que d'autres sont jetés à la vindicte populaire.
“Il n'y a plus aucun contact, ni une possibilité de suivi des engagements pris dans le strict respect du Code du travail. Pire encore, la direction cherche toutes les subterfuges possibles et des mesures jugées dilatoires pour se dérober furtivement des engagements pris. Parmi ces mesures, nous pouvons citer les pièces requises pour les contrats (un extrait de casier judiciaire, copie de la carte nationale d'identité, certificat de visite médicale). Cet avis a été remis clandestinement à certains travailleurs acquis à leur cause”, constate-t-il. Pourtant, leur seul tort, c'est la revendication légitime de leurs droits, conformément aux dispositions réglementaires du code du travail.
In extremis, la direction de l'entreprise aurait notifié oralement à l'inspection du travail, qu'elle ne compte plus respecter les engagements pris dans le procès verbal, établi le 21 janvier 2025. Ainsi, le collectif peut engager une procédure judiciaire, s'il le désire.
D’après leur président Diego Diagne, au regard des raisons évoquées et de l'urgence de la situation (démarrage bientôt de la campagne de pêche), le collectif des travailleurs de la pêche 153 sollicite l’intervention du Président de la République et de son ministre de travail pour une prompte diligence.

leral



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Thiès : le maire Babacar Diop interpelle les entreprises minières sur l’impact environnemental et social

Lors des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de Thiès, Babacar Diop, a appelé les sociétés minières à respecter l’environnement, les infrastructures et la vie des populations.

 

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes sur le secteur minier, le maire de la ville de Thiès, Dr Babacar Diop, a lancé un appel solennel aux entreprises minières de la région pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

« Les entreprises doivent respecter notre environnement. Elles ne doivent pas détruire nos routes, ni fragiliser le rail, ni mettre en danger des vies alors qu’elles brassent des milliards », a déclaré le maire, regrettant les impacts visibles de l’activité minière sur la ville et ses habitants.

Dans son intervention, Dr Babacar Diop a insisté sur la nécessité d’une justice sociale et d’une prise en considération des populations locales. « C’est un appel du cœur pour penser à ces pauvres gens, Monsieur le Ministre », a-t-il lancé.

Le maire a conclu son discours en rappelant que certaines richesses naturelles sont inestimables et ne sauraient être monnayées : « Il y a des choses que l’argent ne peut pas acheter. Vous ne pouvez pas acheter le vent, le soleil ou la pluie… »




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Fraude et corruption : la CENTIF confie 46 affaires majeures au Procureur

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En matière judiciaire, la CENTIF a transmis 46 dossiers au Procureur du Pool judiciaire financier, contre un nombre inférieur l’an passé. Les classements sans suite ont reculé de 36 %, traduisant « une meilleure qualité des analyses », note le président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby dans l’avant-propos du document.
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La Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam (Dgp) a annoncé le lancement des préinscriptions pour le Hajj 2026. À partir du mercredi 1er octobre, les candidats pourront s’inscrire dans toutes les agences de la Banque Islamique du Sénégal (BIS).

Pour cette édition, le coût du pèlerinage a été fixé à 4 300 000 francs CFA. Les pèlerins auront le choix entre deux modalités de paiement : un règlement en une seule fois ou un paiement échelonné. Dans ce dernier cas, un premier versement de 2 300 000 francs CFA sera exigé, suivi d’un second versement de 2 000 000 francs CFA.

La Dgp précise que ces préinscriptions interviennent avant la publication du package officiel 2026, lequel détaillera les prestations incluses dans l’organisation du pèlerinage.



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