Selon lui, la campagne de commercialisation, ouverte le 28 novembre 2025, reste quasiment paralysée : « Rien n’a bougé dans le monde rural », déplore-t-il. Abib Thiam évoque une mévente des graines et surtout le retour du système des bons, un mécanisme abandonné depuis plus de quinze ans. « C’est très dangereux. La production est exceptionnellement élevée cette année et pouvait satisfaire tout le monde, notamment les exportateurs qui font travailler plus de 62 000 personnes et ont mobilisé près de 37 milliards de FCFA d’investissements », souligne-t-il.
Le COPEGA appelle ainsi les autorités à agir d’urgence. « Nous interpellons le gouvernement, et particulièrement le président de la République, afin de corriger cette situation. Le monde rural est à l’agonie : les producteurs sont fatigués, incapables de vendre leurs graines, et on leur remet des bons à la place ».
Les opérateurs expliquent cette crise par le non-paiement des arriérés de l’État, une situation qui les empêche d’accéder au financement bancaire.



















