Pour le CIAAS, la décision du ministre constitue un geste d'ouverture qui mérite d'être encouragé. « Cette posture d'apaisement est de nature à préserver un climat social serein au sein de l'administration », souligne le collectif, qui invite le département de la Fonction publique à poursuivre dans cette dynamique en privilégiant « la pédagogie, l'écoute et la concertation avant toute mesure administrative ».
Tout en saluant cette suspension, le collectif rappelle que les agents publics demeurent tenus de respecter les textes régissant leur fonction. Il cite notamment le décret n°63-116 du 19 février 1963, relatif au régime des congés, des permissions et des autorisations d'absence, ainsi que le décret n°96-677 du 7 août 1996, qui fixe les horaires de travail dans les services administratifs de l'État, soit du lundi au vendredi de 8 heures à 17 heures, avec une pause d'une heure entre 13 h 30 et 14 h 30, représentant un total de 40 heures hebdomadaires.
Le CIAAS insiste sur la responsabilité de chaque agent dans la qualité du service rendu aux citoyens. « Le sens du devoir et la qualité du service rendu doivent guider chaque agent. Le respect des horaires, des procédures et des missions assignées n'est pas une option : il est le socle de la crédibilité de notre administration », rappelle le collectif.
Au-delà de la question de la présence au poste de travail, le CIAAS estime que l'État doit engager une réflexion plus large sur l'évaluation des agents publics. Selon lui, l'administration gagnerait à privilégier une culture de la performance fondée sur des objectifs clairement définis et des résultats mesurables.
« Au-delà du contrôle de la présence, l'accent doit être mis sur la performance, l'efficacité et l'atteinte de résultats concrets », soutient le collectif, qui recommande « une évaluation des agents basée sur des objectifs clairs, des missions précises et des indicateurs de résultats ».
Enfin, le CIAAS réaffirme sa disponibilité à accompagner les autorités dans toute initiative visant à moderniser l'administration sénégalaise et à promouvoir une culture de l'excellence au sein du service public.
Cette décision intervient quelques jours après la polémique suscitée par les procédures engagées contre des agents absents au lendemain du Grand Magal de Touba. D'après nos sources, les autorités ont choisi de mettre en veille ces mesures disciplinaires, privilégiant pour l'heure l'apaisement et le dialogue.




















