Le juriste pointe du doigt un paradoxe : la société nationale disposerait d’une capacité de production de 1 903 mégawatts, suffisante pour couvrir les besoins du pays, selon son Directeur général. Pourtant, elle continue de recourir à un bateau-générateur turc, dont le coût annuel oscille entre 30 et 50 milliards FCfa. Pour Me Kane, cette dépendance extérieure est économiquement absurde.
Toujours d’après "rts.sn", le président de SOS Consommateurs s’interroge également sur la logique d’une entreprise publique déclarant 39 milliards FCfa de bénéfices en 2024, alors que le service public devrait viser l’équilibre financier et non la rentabilité. Il plaide pour une restructuration urgente de la SENELEC, dont l’éclatement en entités spécialisées était prévu depuis 2010, sans mise en œuvre effective.
Enfin, il appelle à porter la tranche sociale à 250 kWh au lieu des 150 kWh actuels, jugés insuffisants pour les ménages modestes, afin d’alléger le fardeau énergétique des Sénégalais.



















