La rencontre, organisée en partenariat avec Plan International Sénégal, regroupe des professionnels des médias venus notamment de Thiès, Mbour, Tivaouane et Mboro. L’objectif est clair : renforcer les capacités des journalistes dans le traitement responsable des informations touchant une couche particulièrement vulnérable, à savoir les enfants.
Former les journalistes à un traitement responsable de l’information Selon Djiby Diop Ndiaye, point focal de la Convention des Jeunes Reporters pour la cellule zone Ouest, cette formation arrive à un moment crucial, marqué par la montée des violences numériques, du harcèlement en ligne et de la diffusion d’images portant atteinte à la dignité des enfants.
Au terme de cette session, les participants devraient être mieux outillés pour produire des contenus plus équilibrés, plus respectueux des droits de l’enfant et plus utiles aux communautés. Un plan d’action pourrait également permettre de prolonger la collaboration entre les professionnels des médias et Plan International Sénégal.
À Thiès, cette initiative rappelle une exigence fondamentale du journalisme : informer sans nuire, alerter sans exposer, dénoncer sans violer la dignité des victimes, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants.
« C’est une belle opportunité pour nous, en tant que professionnels des médias, de parler des droits des enfants et de la responsabilité des journalistes face à ce fléau », a-t-il déclaré.Il a notamment insisté sur les dérives observées dans le traitement de certains faits impliquant des mineurs : images non floutées, exposition de victimes, titres sensationnalistes, exploitation de situations traumatisantes ou encore absence de recoupement auprès de sources spécialisées. La course au scoop pointée du doigt Pour les organisateurs, le journaliste ne doit pas céder à la pression de la rapidité ou à la recherche du buzz lorsqu’il traite des sujets sensibles. La priorité doit rester la protection de la victime, la vérification des faits et le respect de la dignité humaine.
« Le journaliste doit prendre la responsabilité de donner une information vérifiée, sûre et claire. Il faut aller vers la source, notamment les organisations spécialisées, pour comprendre comment traiter une information responsable », a rappelé Giibi Diomgaï.Il a aussi mis en garde contre les « gros titres » destinés uniquement à attirer les internautes, les auditeurs ou les téléspectateurs, au détriment de l’éthique professionnelle. Lorsqu’un enfant est victime de violence, de viol ou de traumatisme, le rôle du journaliste n’est pas d’exposer davantage la victime, mais d’informer avec retenue, rigueur et responsabilité. Plan International Sénégal pour une meilleure protection des enfants Du côté de Plan International Sénégal, l’accompagnement de cette initiative est présenté comme une contribution importante à la promotion des droits des enfants, en particulier des filles. L’organisation estime que les journalistes constituent un maillon essentiel dans la chaîne de sensibilisation des communautés.
« Les journalistes et les reporters sont un maillon essentiel de cette chaîne de communication. Il est important de les outiller pour relayer la bonne information », a souligné une représentante de Plan International Sénégal.La formation doit ainsi permettre d’aborder plusieurs thématiques majeures : la protection de l’enfant, les violences basées sur le genre, les violences en ligne, le harcèlement sur Internet, l’utilisation des images de mineurs, mais aussi la manière de construire un message médiatique utile aux populations. Vers une spécialisation des journalistes sur les droits de l’enfant La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal entend, à travers ce type d’atelier, pousser les journalistes vers davantage de spécialisation. Pour ses responsables, la formation continue reste indispensable afin d’aider les reporters à mieux comprendre les enjeux actuels liés au numérique, à l’enfance et aux droits humains.
Au terme de cette session, les participants devraient être mieux outillés pour produire des contenus plus équilibrés, plus respectueux des droits de l’enfant et plus utiles aux communautés. Un plan d’action pourrait également permettre de prolonger la collaboration entre les professionnels des médias et Plan International Sénégal.
À Thiès, cette initiative rappelle une exigence fondamentale du journalisme : informer sans nuire, alerter sans exposer, dénoncer sans violer la dignité des victimes, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants.