La noblesse n’est pas un héritage, c’est une discipline


Rédigé le Jeudi 23 Juillet 2026 à 00:22 | Lu 0 fois | 0 commentaire(s)



On dit que le sang des aïeux coule dans les veines, mais il semble que certains, en grandissant, aient laissé s'évaporer la substance de leur lignée pour ne garder que la coquille vide d'un patronyme. Arona Coumba Ndoffène Diouf en est, hélas, l’illustration la plus frappante. Il porte un nom qui résonne dans l’histoire du Sénégal comme une promesse de droiture, mais il le traîne aujourd’hui dans la boue des invectives faciles.
La noblesse, ce n'est pas ce que l'on affiche sur une carte de visite ou ce que l'on revendique pour masquer une indigence intellectuelle. La noblesse, c’est une colonne vertébrale. C’est la retenue dans le verbe, la précision de la pensée et cette élégance qui consiste à ne jamais s'abaisser au niveau de ce que l’on méprise. En multipliant les attaques personnelles contre le président Macky Sall, Arona Coumba Ndoffène Diouf ne combat pas des idées ; il tente, par le vacarme, de faire oublier le silence de son propre argumentaire.
Il est une règle d'or dans la tradition sénégalaise : on juge l'arbre à ses fruits, et l'homme à la qualité de son silence autant qu'à la portée de ses mots. En préférant l'invective à la contradiction, l'attaque ad hominem au débat programmatique, il s'est lui-même condamné à l'insignifiance. Il pense sans doute exister en faisant du bruit, alors qu’il ne fait que précipiter l'effacement de son nom dans les chroniques de la dignité nationale.
Monsieur Diouf, la politique est un champ de bataille où les munitions sont les faits et les arguments. Quand on manque de munitions, on ne devrait pas se permettre de lancer des pierres, surtout quand on prétend descendre d'une lignée de bâtisseurs. Votre agitation est le miroir de votre difficulté à convaincre. Elle trahit une panique intérieure, une incapacité à vous hisser à la hauteur des enjeux que vous prétendez pourtant servir.
À force de vouloir rabaisser autrui, vous n'avez réussi qu'à révéler votre propre petitesse. L’histoire ne retiendra pas vos insultes ; elle retiendra la manière dont vous avez dilapidé un héritage que vous n'avez pas su porter avec la hauteur requise.
La véritable noblesse, celle qui survit aux outrages du temps, ne se crie pas sur les toits. Elle s’incarne. Et à ce jeu, il faut plus que des mots pour exister. Il faut de la mesure, de la rigueur et, surtout, une grandeur d’âme dont, visiblement, vous n'avez conservé que l'ombre.
Papa Abdoulaye Sy
Membre de la CCR, du SEN APR
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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