Cinq questions, tel est le contenu d'une question écrite que le député Elhadji Ousmane Fall a déposée sur la table du président de l'Assemblée pour avoir les réponses du ministre des Finances sur la gestion des fonds dits spéciaux ou caisses noires. Le député exige de savoir la vérité sur ces fonds.
Membre de la 15e législature, le député Elhadji Ousmane Fall, dans le cadre du devoir de transparence exigé de tout le monde, demande ce qu'il en est des fonds spéciaux alloués aux plus hautes autorités du pays et appelés caisses noires.
Dans une question écrite qu'il a adressée au ministre des Finances et du Budget, intitulée "Question écrite au gouvernement n°1 ; objet : Transparence et encadrement des fonds spéciaux dits "caisses noires" au sein de la Présidence de la République du Sénégal et de l'Assemblée nationale du Sénégal", le parlementaire dit attendre de Cheikh Diba, des réponses.
"En ma qualité de député, je souhaite interpeller le Gouvernement sur la question des fonds spéciaux communément appelés caisses noires inscrits au budget de la Sénégal, notamment au niveau de la Présidence de la République et de l'Assemblée nationale", a commencé par exposer le député.
Avant d'ajouter : "il ressort des lois de finances successives que des crédits spécifiques sont alloués sous des intitulés relatifs aux dépenses de souveraineté ou fonds spéciaux, dont les modalités d'utilisation et de contrôle ne sont pas toujours rendues publiques de manière détaillée.
Dans un contexte ou la transparence budgétaire, la bonne gouvernance et la reddition des comptes constituent des exigences fondamentales de notre démocratie, je souhaiterais obtenir des éclaircissements sur les points suivants : «Quel est le montant exact des fonds spéciaux alloués respectivement à la Présidence de la République et à l'Assemblée nationale au titre des deux derniers exercices budgétaires ?». Le député ne s’arrête pas là. Il demande aussi : «Quel est le cadre juridique précis encadrant l'utilisation de ces fonds ?». Elhadji Ousmane Fall de poursuivre : «quelles sont les procédures de contrôle interne et externe applicables à ces crédits [Cour des comptes, commissions parlementaires, organes d'audit) ?». Toujours dans sa logique de transparence, il embraye : «existe-t-il un mécanisme garantissant que ces fonds ne puissent être utilisés à des fins personnelles, partisanes ou non conformes à l'intérêt général». La dernière question est : «le Gouvernement envisage-t-il une réforme visant à renforcer la transparence et le contrôle parlementaire sur ces crédits spécifiques ?".
Elhadji Ousmane Fall termine sa missive sur cette note : "la consolidation de l'Etat de droit et la confiance des citoyens envers les institutions passent nécessairement par une gestion rigoureuse et transparente des deniers publics".
lesechos