El Hadj Ndiaye (2STV) au tandem Diomaye-Sonko : "Cessez les règlements de comptes, le pays sombre"


Rédigé le Dimanche 16 Novembre 2025 à 17:20 | Lu 1 fois | 0 commentaire(s)



Le porte-parole de Sénégal Demain et PDG de 2STV, El Hadj Ibrahima Ndiaye, a publié une tribune incisive dans laquelle il dresse un constat alarmant de la situation du pays.
Dans ce texte intitulé "Constater, Proposer, Avertir", il donne au gouvernement 100 jours pour relancer le Sénégal, sous peine d'une action politique démocratique de son mouvement.
Un pays paralysé par la rancœur
El Hadj Ibrahima Ndiaye ne mâche pas ses mots. Selon lui, depuis deux ans, le Sénégal est à l'arrêt. Les infrastructures sont paralysées, les investissements gelés, les administrations fonctionnent au ralenti et les entreprises sont dans l'expectative. Pour le leader de Sénégal Demain, cette situation résulte d'une "gestion émotionnelle du pouvoir" dominée par les rancœurs et les règlements de comptes politiques.
« Un pays ne se dirige pas avec le ressentiment : il se dirige avec une vision », martèle-t-il, déplorant l'absence de cap clair du gouvernement actuel.
Dans sa contribution, El Hadj Ibrahima Ndiaye tire la sonnette d'alarme en évoquant la situation dans le Sahel. Il cite notamment l'effondrement du Mali sous le poids des tensions internes et l'instabilité du Burkina Faso et du Niger.
« Un Sénégal immobile devient tôt ou tard un Sénégal vulnérable », prévient-il, appelant à un sursaut national pour éviter que le pays n'emprunte le même chemin que ses voisins. Il rappelle ainsi les paroles de Senghor : « Aucun peuple ne survit longtemps dans la division et l'improvisation. »
Loin de se limiter à la critique, le porte-parole de Sénégal Demain soumet au gouvernement cinq propositions urgentes :
Premièrement, il demande la mise en place d'un Plan d'Urgence Économique National (PUEN) pour sortir du gel administratif et débloquer les projets en souffrance.
Deuxièmement, il préconise le lancement d'un programme massif pour l'emploi des jeunes, avec la formation et le placement de 100 000 jeunes en 24 mois, via des centres de formation modernisés et la mobilisation de la diaspora.
Troisièmement, El Hadj Ibrahima Ndiaye exige la stabilisation et la moralisation de la gouvernance, réclamant la fin des purges et des décisions fondées sur le ressentiment.
Quatrièmement, il appelle au renforcement de la sécurité aux frontières pour protéger le Sénégal des fractures du Sahel.
Enfin, il propose l'ouverture d'un dialogue national incluant l'État, les entreprises, la diaspora et la société civile, dans l'esprit de la méthode d'Abdou Diouf.
Un ultimatum de 100 jours
C'est la partie la plus percutante de cette tribune. El Hadj Ibrahima Ndiaye accorde au gouvernement un délai de 100 jours pour relancer les projets, débloquer l'économie, sécuriser l'emploi des jeunes, pacifier la gouvernance et ouvrir le dialogue.
« Si rien ne change, si rien ne bouge, si le pays reste en sommeil, alors je le dis sans détour : nous agirons. Politiquement, démocratiquement, légalement », avertit-il avec fermeté.
Le leader de Sénégal Demain précise qu'il ne vient ni remplacer ni menacer, mais qu'il refuse catégoriquement la passivité face à la dérive du pays.
Un appel au sursaut national
En conclusion, El Hadj Ibrahima Ndiaye reprend les mots de Senghor : « Le Sénégal n'est grand que lorsqu'il se souvient qu'il a un destin. » Il tend la main au gouvernement tout en posant une ligne rouge claire.
« Le temps du sursaut est venu. Que chacun prenne ses responsabilités, pour Demain le Sénégal », conclut le PDG de 2STV, appelant à un réveil collectif face à l'urgence de la situation.
seneweb


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