Dans un entretien accordé au journal Les Échos, Pape Birame Diallo, petit-fils de Cheikh Bou Mouhamed Kounta, dénonce une tentative de spoliation foncière visant le patrimoine de la famille religieuse de Ndiassane à Thiaoune Bambara Kounta. Il affirme que « c'est depuis 1902 que le gouverneur avait accordé ce site à notre grand-père pour exploitation agricole » et ajoute qu’« il y a des actes administratifs qui attestent bel et bien que c'est l'héritage de la famille », rappelant que le domaine, délimité en 1986, s’étend sur plus de 1 898 ha.
Le différend avec la commune de Chérif Lô aurait pris une tournure tendue en 2021, lors d’une tentative de pose de la première pierre d’une extension de cité religieuse et d’une université. Le porte-parole relate : « Nous avons trouvé sur place des jeunes armés qui étaient avec le maire de la commune de Chérif Lô et qui sont venus pour s'y opposer, disant que le site appartenait à la commune ». À la suite de cet épisode, l’autorité administrative et la DSCOS avaient ordonné l’arrêt des travaux et procédé au retrait du bornage.
La situation s’est ensuite envenimée lorsque le maire a invoqué une autorisation de morcellement délivrée en 2022 par l’ancien ministre de l’Urbanisme, Abdoulaye Saydou Sow, afin de céder des parcelles à des promoteurs. La famille conteste cet acte, qui « sera attaqué en justice, dès le mois de juillet, pour son annulation ».
Face aux rumeurs de reprise des opérations de bornage, la famille indique avoir adressé « deux correspondances » restées sans réponse au président Bassirou Diomaye Faye pour solliciter son intervention en vue de « sécuriser le foncier et le patrimoine de la famille ». Elle annonce désormais une action judiciaire, avec l’aval du Khalife général : « Nous avons déjà pris un avocat qui est en train de préparer la procédure ». La démarche vise également, selon elle, à engager la responsabilité de l’État : « Nous allons installer l'État dans la cause puisqu'il y va de la responsabilité de l'État et donc l'Agent judiciaire de l'État [AJE] sera appelé à répondre devant la justice ».
Le différend avec la commune de Chérif Lô aurait pris une tournure tendue en 2021, lors d’une tentative de pose de la première pierre d’une extension de cité religieuse et d’une université. Le porte-parole relate : « Nous avons trouvé sur place des jeunes armés qui étaient avec le maire de la commune de Chérif Lô et qui sont venus pour s'y opposer, disant que le site appartenait à la commune ». À la suite de cet épisode, l’autorité administrative et la DSCOS avaient ordonné l’arrêt des travaux et procédé au retrait du bornage.
La situation s’est ensuite envenimée lorsque le maire a invoqué une autorisation de morcellement délivrée en 2022 par l’ancien ministre de l’Urbanisme, Abdoulaye Saydou Sow, afin de céder des parcelles à des promoteurs. La famille conteste cet acte, qui « sera attaqué en justice, dès le mois de juillet, pour son annulation ».
Face aux rumeurs de reprise des opérations de bornage, la famille indique avoir adressé « deux correspondances » restées sans réponse au président Bassirou Diomaye Faye pour solliciter son intervention en vue de « sécuriser le foncier et le patrimoine de la famille ». Elle annonce désormais une action judiciaire, avec l’aval du Khalife général : « Nous avons déjà pris un avocat qui est en train de préparer la procédure ». La démarche vise également, selon elle, à engager la responsabilité de l’État : « Nous allons installer l'État dans la cause puisqu'il y va de la responsabilité de l'État et donc l'Agent judiciaire de l'État [AJE] sera appelé à répondre devant la justice ».