L’onde de choc provoquée par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba ne faiblit pas. Au cœur de la tourmente, le Procureur de la République cristallise aujourd’hui une colère populaire sans précédent. Sous le régime actuel du Pastef, l’institution judiciaire semble, une fois de plus, sacrifiée sur l’autel des intérêts de l’exécutif. Entre stratégies de manipulation et politiques du faux-fuyant, la rupture entre les citoyens et leur justice paraît désormais consommée.
Dans toute démocratie saine, la justice ne doit pas seulement être rendue ; elle doit être intelligible et respectée. La parole du Procureur, pilier de la transparence publique, devrait éclairer et rassurer. Pourtant, force est de constater que l’occasion de restaurer le prestige d’une institution souvent malmenée a été manquée.
La version officielle communiquée par le Parquet concernant la mort d'Abdoulaye Ba se heurte brutalement à la réalité du terrain : témoignages accablants et expertises médicales dessinent un tout autre scénario. Pour une grande partie de l'opinion, le verdict est sans appel : la communication est devenue politique et la vérité est mise à l'écart. Or, lorsque la confiance se brise, c’est l’édifice républicain tout entier qui vacille.
Face à cette crise, le ton durcit. Le constat est amer : entre la précarité des fonctionnaires, la crise hospitalière et les drames sur les campus, le sentiment d'abandon est général. L'absence et le silence du sommet de l'État laissent un vide que le gouvernement actuel ne semble pas pouvoir combler. Il est illusoire de demander la démission d'un président amorphe et aphone ; c'est l'ensemble du gouvernement qui doit aujourd'hui rendre des comptes.
L'Alliance des Bâtisseurs et la coalition Yokkute Askanwi pointent également du doigt la responsabilité du Premier ministre. Alors que les fondations de la nation se fissurent, le chef du gouvernement est accusé de privilégier ses tournées politiques et son image personnelle aux urgences nationales, défiant parfois sa propre hiérarchie.
Dans un État de droit, les représentants du peuple auraient déjà dû s’emparer de l'outil de la motion de censure. Il est temps de cesser de peindre la façade d'une maison qui s'écroule et de répondre, enfin, aux larmes des foyers et au désespoir des sans-emploi.
Par Meleye Seck
Président de l'Alliance des Bâtisseurs, Membre de la coalition Yokkute Askanwi
Dans toute démocratie saine, la justice ne doit pas seulement être rendue ; elle doit être intelligible et respectée. La parole du Procureur, pilier de la transparence publique, devrait éclairer et rassurer. Pourtant, force est de constater que l’occasion de restaurer le prestige d’une institution souvent malmenée a été manquée.
La version officielle communiquée par le Parquet concernant la mort d'Abdoulaye Ba se heurte brutalement à la réalité du terrain : témoignages accablants et expertises médicales dessinent un tout autre scénario. Pour une grande partie de l'opinion, le verdict est sans appel : la communication est devenue politique et la vérité est mise à l'écart. Or, lorsque la confiance se brise, c’est l’édifice républicain tout entier qui vacille.
Face à cette crise, le ton durcit. Le constat est amer : entre la précarité des fonctionnaires, la crise hospitalière et les drames sur les campus, le sentiment d'abandon est général. L'absence et le silence du sommet de l'État laissent un vide que le gouvernement actuel ne semble pas pouvoir combler. Il est illusoire de demander la démission d'un président amorphe et aphone ; c'est l'ensemble du gouvernement qui doit aujourd'hui rendre des comptes.
L'Alliance des Bâtisseurs et la coalition Yokkute Askanwi pointent également du doigt la responsabilité du Premier ministre. Alors que les fondations de la nation se fissurent, le chef du gouvernement est accusé de privilégier ses tournées politiques et son image personnelle aux urgences nationales, défiant parfois sa propre hiérarchie.
Dans un État de droit, les représentants du peuple auraient déjà dû s’emparer de l'outil de la motion de censure. Il est temps de cesser de peindre la façade d'une maison qui s'écroule et de répondre, enfin, aux larmes des foyers et au désespoir des sans-emploi.
Par Meleye Seck
Président de l'Alliance des Bâtisseurs, Membre de la coalition Yokkute Askanwi